Pour être tout à fait honnête, les quatre jeunes avec lesquels j'ai travaillé hier ont adoré l'affiche, mais hors de question pour eux d'aller voir ce film..."euh, non moi j'ai un anniversaire!" "ah non, moi je vais à Lille pour une réunion du Parti (!!??)" " et moi ma mère vient en visite." IMPARABLE..mais je n'abandonnerai pas!
28 févr. 2007
Premier projet de sortie..avorté?
Pour être tout à fait honnête, les quatre jeunes avec lesquels j'ai travaillé hier ont adoré l'affiche, mais hors de question pour eux d'aller voir ce film..."euh, non moi j'ai un anniversaire!" "ah non, moi je vais à Lille pour une réunion du Parti (!!??)" " et moi ma mère vient en visite." IMPARABLE..mais je n'abandonnerai pas!
27 févr. 2007
Projet de loi contre la délinquance -voir fin de post-
J'avais prévu de me servir de ce blog pour jeter négligemment tout ce qui m'arriverait sur mon nouveau "terrain-employeur" pour m'aider à faire le tri mais là je dois absolument redéfinir mes priorités, en l'occurence en faisant de vous, Très Cher Public si Intelligent (non mais quel démago!) et tellement adepte de la nouvelle forme royaliste de débat participatif! (oui j'ai 4 comentaires en deux jours!! Je suis en passe de devenir un leader révolutionnaire! -retourne à tes dossiers!!- bon d'accord)

I / Wanda quel drôle de nom! Pourquoi pas libellule ou papillon? Doro on t'a reconnu! c'est pas toi? tant pis!
Non Wanda je ne projette pas d'aller travailler au Québec, terre d'asile des repris de justice politiques (arg..ça m'a échappé) Mais je n'ai toujours pas les infos demandées lors de mon précédent Post: alors à vos mails!! svp, je l'ai promis à des amis..
II / Anonyme: d'abord sache que ton nom, d'un commun!! mériterait que je ne m'adresse même pas à toi..mais bon tes propos de qualité m'y obligent! Mais c'est la dernière fois!
Anonyme sache que je n'ai pas décroché et que je t'ai lu(e?) jusqu'au bout. Tes paroles m'ont fait du bien, mais bon je ne les ai lues qu'en rentrant de cette journée de novi..novici..novicicode (tin c nul!) Tu parles avec beaucoup d'humour de la semi-autonomie, mais je suis plutôt d'accord avec toi dans le fond! Mince c'est ça qui est intéressant! Il me semble aujourd'hui que le fait qu'ils ne s'accrochent pas sans arrêt à nos basques nous donne des temps de préparation intéressants pour construire notre travail autrement que dans l'urgence..à vérifier!!
Je sais Tarta ton message ne prête pas à rire, et mérite d'être diffusé, parce que bizarrement tout le monde passe à côté, y compris moi.. et pourtant j'essaie de suivre!!
Tarta souhaites-tu devenir la préposée à l'actualité sociale du blog? Ca m'intéresse.
ATTENTION !!!!!!!!
PROJET DE LOI DE LUTTE CONTRE LA DELINQUANCE
Un peu d'actualité...
Adoption définitive de la loi le 22.02.07. C'était surtout l'article 5 qui était remis en cause par les travailleurs sociaux, puisque les maires devront être informés quand une famille sera en difficulté, ainsi que le président du CG (ce qui est déjà le cas actuellement pour ce dernier) Il va donc falloir réfléchir à comment faire respecter cette loi, tout en protégeant nos méthodes d'intervention qui sont à la faveur des familles.
Avec la loi, les maires se voient dotés d'un dispostif plus répressif.
Tu as l'air d'être callée sur le sujet.. les maires.. comment est-ce possible? Informés de quoi? Par qui? Pour quoi faire? STP développe!!
J'ai plus envie de raconter ma journée d'hier, qui me semblait si riche et maintenant..
A plus
Ababakar
25 févr. 2007
J'avance dans le noir aussi moi en ce moment!
Plusieurs choses aujourd'hui:
Rien à voir, mais je dois tout de même vous raconter que ce blog risque de devenir un dialogue avec moi même vu le taux de fréquentation actuel.. Et quand bien même ça le deviendrai je continuerai à poster dans le vent alors continuez à venir jeter un oeil de temps en temps parfois le vent transporte de jolis parfums..
Beuh trop la honte de dire des trucs pareils lui! Ta gueule toi!

II / Petit 2: J'ai commencé la semaine dernière à travailler sur un nouveau groupe, après -à vue de nez- 6 mois d'absence de la Maison d'Enfants où je suis toujours apprenti. Nouveau groupe, nouvelle équipe, nouveaux jeunes, nouveau fonctionnement. J'y bosse pour la première fois tout seul demain, toute la journée! Ce sont les vacances qui commencent. Je n'ai fait que 3 journées sur ce groupe pour l'instant, en doublure, et je ne comprends pas encore tout ce qu'on attend de moi. J'ai besoin de faire le point. Ok.
Un constat d'abord: c'est un peu le foutoir pour l'ultra maniaque que je suis, tant au niveau du rangement (et de l'existence) des docs officiels, que du contenu des tiroirs ou de la pratique éducative de l'équipe (et je prends ça à mon compte aussi!!)
D'abord vous devez savoir que le jeunes vivent chacun dans leur studio, en semi-autonomie, donc a priori moins les éducs bossent plus les jeunes sont autonomes. Ahhhaa ouaip..et je suis sûr que certains vont le croire!
Non sérieux que dois-je faire demain..?
Si les jeunes gèrent leur vie, leurs loisirs, tout ça, c'est cool: moi j'ai une tonne de papiers et de dossiers à régulariser; je me débrouille là-dedans pour dégager des plages horaires précises à passer avec eux (repas / coucher) afin que l'on se connaisse mieux, et que je saisisse au passage des demandes, des besoins, et j'aurai bien bossé; en tout cas ce serait un bon début.
Mais s'ils tournent en rond comme les gosses qu'ils sont parfois encore, je fais quoi: de l'occupationnel:
Sortie billard? (tout ce que j'aime!) non je suis farouchement contre: trop facile, pas de sens enfin tout ça quoi.
Rangement studios? (qui en ont vraiment besoin!!!) c'est ça! et là je deviens d'entrée "l'éducateur casse-..!!" qui en plus décide de faire bosser les jeunes car il n'a rien d'autre à leur proposer. La tuile, vraiment!
Sinon je centre la journée sur la sortie "courses" hebdomadaire, sauf que conduire la camion: ok, pas de problème. Mais les distributions de budgets ça va être chaud: Y aura-t-il assez d'argent pour tous? Donne-t-on l'argent à semaine échue ou non? Comment je fais pour ceux qui n'ont toujours pas justifié la semaine précédente? Comment je me débrouille avec ceux pour lesquels la décision a été prise lors d'une réunion jetée par dessus la jambe qu'à "eux on ne donnait plus rien, fini!" ou alors "au jour le jour": Vous auriez envie vous d'aller chaque jour chercher votre bouffe du jour à pied au supermarché qui se trouve à 1/4 d'heure dépenser vos 4,80 euros départementaux! Comment sais-je lesquels sont présents ou non et quand pour distribuer l'argent en fonction des temps de présence? Sur parole?
Bon voilà c'est la panique, et puis ce week end j'ai rien glandé..J'ai avancé sur rien
Mais je suis content d'avoir blogué. J'ai encore d'autres trucs à raconter mais vous avez déjà décroché..A Plus!!
Ababakar
PS: Je reconseille à tous le site des éducateurs spécialisés en formation (lien à droite) qui est devenu bien plus organisé et intéressant qu'il y a quelques mois!!
A bientôt
27 janv. 2007
P'tit con d'fugueur
Souvenez vous comment vous pouvez les détester ces "p'tits cons d'fugueurs" quand vous ne pouvez pas rentrer chez vous après une dure journée.
Souvenez vous qu'ils ne sont pour vous alors que de la "graine de crapule" et que vous "n'en tirerez rien"
Ensuite écoutez ce qui suit, soyez attentifs aux paroles, et promettez moi d'y repenser à chaque fois qu'un "usager" disparaitra devant vos yeux dans la nuit noire..
15 janv. 2007
L'utilité de l'inutile... ( C'est beau certes, mais aucun mérite ne m'échoit c'est pompé!!
Je publie au rythme où je veux car c'est mon Blog. No Comment. Il n'empêche qu'en ce moment je reçois des courriers très intéressants d'un éduc qui me mache le travail.. Plus qu'à poster:
(Par contre il est loin d'être sûr que je me fende d'une image!
Mais il ne faut pas que ca vous empêche de lire ce qui va suivre, hein? ?? )
Goûtez ce passage tiré du livre "les passions tristes" de Miguel Benasayag et Gérard Schmit (La Découverte)
L'utilité de l'inutile :
Eduquer nos jeunes en ayant recours à la menace est donc une attitude très dangereuse. Dire par exemple : "Si tu ne travailles pas, si tu n'obéis pas, alors il est possible que demain ta vie soit un désastre", est dangereux, précisément parce que nous ne pouvons jamais savoir à quel moment la menace du désastre se transforme pour chacun en promesse du désastre. Cela n'est pas nouveau, c'est précisément la pulsion de mort.
Si les adultes parlent en terme de menace ou de prévention-prédiction, c'est sans doute parce qu'ils pensent que les temps actuels ne sont pas propices au désir, car il faut s'occuper de la survie. Et puis ils se disent qu' "on verra plus tard pour ce qui est de la vie et du désir, quand tout ira mieux". Voilà un piège fatal, car seul un monde de désir, de pensée et de création est capable de développer des liens et de composer la vie afin de produire autre chose que le désastre. Notre société ne fait pas l'apologie du désir, elles fait plutôt l'apologie des envies. Celles-ci sont une sorte d'ombre appauvrie du désir, elles sont tout au plus des désirs formatés, normalisés. Comme le dit Guy Debord dans La société su spectacle, les gens ne trouvent pas ce qu'ils désirent, ils se contentent de désirer ce qu'ils trouvent.
Le grand défi lancé à notre civilisation est donc de développer des noyaux désirants, des pratiques concrètes à même de l'emporter sur les envies individualistes et les menaces qui en découlent. Eduquer au profit de la culture et de la civilisation, cela signifiait -et signifie encore- créer des liens sociaux et des liens de pensée. La menace, elle est iatrogène (oulà ça c’est flippant !!), car elle tend à briser davantage tous les liens qui unissent les personnes. "Armer" les jeunes afin qu'il affrontent le monde qui les attend, ce n'est pas les protéger, c'est au contraire cautionner et développer ce monde dont on prétend les protéger.
Le processus est donc le suivant : plus nous développons la sérialité, plus nous individualisons, plus nous rendons le monde dangereux et plus nous laissons l'urgence, la non-pensée et la tristesse régir nos propres vies. Dans ce monde sérialisé, les jeunes savent mieux que les éducateurs, parents et adultes quelle est la manière la plus efficace de "se protéger et s'armer". Et c'est regrettable car il s'agit d'armes et de forteresses dangereuses, comme le recours à la violence ou à la drogue, l'autosabotage ou la fuite dans la sensorialité.

Voilà, et comme promis pas d'image; notez que j'ai supprimé un magnifique passage tiré de la pensée d'un Philosophe chinois qui parlait d'amour et de ..oui si je l'ai retiré ce n'est pas pour en reparler
Et pour finir dans une note de lyrisme engagé: lâchez vos com's!!
13 déc. 2006
10 déc. 2006
Conclusion sur le Quotidien
Vous n'osiez plus en rêver, la conclusion de la retranscription épique du devoir sur le Quotidien:
A la lumière de ces observations apparaît en premier plan la nécessité de donner du sens à sa pratique. Cependant l’éducateur ne doit pas se contenter de le faire lors des réunions d’équipe, ou lors de l’élaboration du projet individualisé du jeune (ou encore lors de son évaluation). Il doit pouvoir mettre du sens sur son action au quotidien. Nous avons vu que les pratiques institutionnelles qui semblent naturelles (le bisou du soir par exemple) méritent d’être interrogées. L’habitude que présente une manière de faire, qui plus est partagée par l’ensemble de ses collègues, ne prémunit pas la pratique du risque de sortir du champ professionnel. Un cadre constitué de règles de vie figées, définitivement acceptées comme « bonnes » par l’éducateur, peut se dévoiler être un facteur de maltraitance institutionnelle (les douches obligatoires) ; et ce sont alors les usagers qui vont le « payer » au quotidien. L’éducateur ne peut pas non plus se contenter donner du sens à sa pratique du quotidien en s’appuyant sur le projet institutionnel (l’heure du coucher/scolarisation) ; cela signifierait qu’il cesse d’avoir en face de lui un individu, à l’histoire et aux besoins particuliers. Sa mission, dont une des valeurs essentielles reste le respect de la personne, l’oblige à toujours considérer l’usager au centre de son accompagnement
. Permettre à chaque jeune d’être acteur de celui-ci, de verbaliser la manière dont il le vit, reste le meilleur moyen d’avoir du recul sur son propre travail. Lorsque l’usager prend la parole, il ne manque pas de toujours interroger l’éducateur sur le sens de ce qu’il lui propose. C’est donc la parole de l’usager qui donne du sens à la pratique de l’éducateur C’est enfin cette parole qui va permettre au jeune de s’affirmer -et d’exister- au sein de son groupe de vie, de l’institution, et plus tard dans la société.
15 nov. 2006
Réaction au Projet de Loi contre la délinquance
Je sais je n'utilise plus beaucoup le blog, mais quand je le fais c'est ESSENTIEL.
Et aujourd'hui il s'agit de mettre en ligne une lettre de réaction au projet de loi concernant la prévention de la délinquance, projet qui va être réexaminé par la Chambre ce mois-ci.
Cette lettre est l'initiative d'un groupe indépendant d'étudiants en formation d'éducateurs qui ont souhaité ne pas rester immobiles devant un projet de loi qui suscite pour le moins un Large Débat.
Ce courrier a été envoyé à plusieurs personnalités politiques, institutions, médias etc.. afin que l'on sache que le champs de l'éducation spécialisé, principalement concerné par le secteur d'activité que voudrait bouleverser cette loi, s'oppose au projet présenté et fait au Politique ses propres propositions, issues des valeurs que véhicule la profession, de son expérience de terrain, et de sa connaissance du public dont il est question!
Donc cliquez sur les liens ci-dessous pour accéder au courrier, lisez-le (3 pages) , et faites le suivre !!
Soyons VISIBLES!
29 oct. 2006
Pour ce module de techniques éducatives, j'avais choisi l'activité Arts du cirque. Ce choix s'est imposé à moi de part la nature du stage que j'allais effectuer au mois de septembre à l'IME "la pépinière" à loos, en effet, je souhaitais mettre en place un projet de jonglerie sonore avec les enfants déficients visuels de l'IME, j'ai donc décidé de m'inscrire dans ce groupe afin de pouvoir me renseigner auprès des formateurs sur la façon de mettre cette activité en place avec des enfants polyhandicapés et de parfaire ma (faible) connaissance de la jonglerie et des arts du cirque en général. Je souhaite aussi par la suite m'orienter vers la musique et l'art dans sa globalité comme moyen thérapeutique et la musique faisant partie intégrante du cirque, je me suis dit que ce stage correspondrait à mes attentes.
Ayant été animateur de CLSH et CVL durant cinq année, j'ai eu l'occasion d'apprendre les prémices de la jonglerie et de pouvoir m'y intéresser de façon plus ou moins approfondie, cela dit, j'avais éprouvé des difficultés à apprendre à jongler seul. Lors de cette semaine de formation et plus particulièrement le premier jour, nous avons eu la chance d'avoir un intervenant qui savait comment nous faire comprendre des techniques qui peuvent sembler difficiles lorsque nous les voyons directement réalisées par une personne passée maître dans l'art.
J'ai donc pu me rendre compte de l'intérêt de la pédagogie dans l'explicitation d'un énoncé, d'une façon de faire ou d'une technique. Nous avons pu au cours de la semaine aborder différentes techniques du cirque telles que la jonglerie (avec des balles, des massues, des foulards, assiettes chinoises, diabolo et anneaux) l'équilibrisme (rouleau américain, fil, balle pour marcher), l'acrobatie (mât chinois, tissus chinois, trapèze de différentes tailles) et nous avons pu aussi nous essayer au monocycle.
Nous avons aussi pu mettre tous ces apprentissages en pratique lors d'un mini spectacle improvisé pour des enfants présents sur le site en même temps que nous, nous avons donc mis en relation la jonglerie et l'équilibrisme, la souplesse des uns avec l'agilité des autres.
Je suis actuellement en stage à l'IME "la Pépinière" à Loos, avec des enfants déficients visuels et polyhandicapés, mon projet pour ce stage est de les emmener à l'école du cirque afin de les familiariser avec le matériel utilisé et de pouvoir mieux comprendre les techniques de création d'un spectacle. Je travaille actuellement avec du matériel adapté, à savoir des balles de jonglages sonores qui permettent à ces enfants de savoir ou se trouve une balle dans un mouvement de jonglerie, en effet la jonglerie n'est pas uniquement visuelle mais elle est aussi sonore comme le cirque en général. Je travaille aussi sur l'adaptation d'un conte musical créé par les Ogres de Barback "la pittoresque histoire de Pitt Ocha" et mis en musique par un collectif de groupe de la nouvelle scène française. J'ai ainsi adapté le texte de l'histoire (cf. annexes) en le raccourcissant et en y intégrant les enfants pour qu'il puissent jouer eux aussi avec la musique.
J'ai aussi en cours pour ce projet un apprentissage de la jonglerie sonore en leur faisant reproduire des sons que l'un ou l'autre d'eux auront faits en premier.
Le cirque me semble un bon support à l'accompagnement psychomoteur pour les enfants, en effet le fait de jongler leur apprend la décomposition des mouvements, la coordination et le positionnement dans l'espace; l'équilibrisme et les acrobaties leur permettent de se rendre compte de la place qu'occupe leur corps dans l'espace, de se familiariser avec leur corps et d'être plus a l'aise, cela permet aussi de travailler la condition physique et leur fait faire du sport en passant par le plaisir.
Le cirque peut aussi permettre une socialisation puisqu'il s'agit d'une notion de groupe, en effet le cirque ne se fait pas seul mais en réponse à un stimulus émit par une autre personne, il s'agit là d'un jeu de "questions-réponses" entre protagonistes et donc la socialisation est importante et la notion de groupe indispensable. Permettre un rapprochement des éléments du groupe passe aussi par le fait de se tenir informé de la progression de chacun dans chacun des arts du cirque, demander de l'aide à l'un ou l'autre pour s'améliorer ce qui permet un renforcement des liens dans le groupe.
"Nous étions de tous les pays et ne formions qu'un seul peuple, nous étions de toutes les religions et n'avions qu'une seule foi. Puissent les jeunes apprendre à connaître le cirque et à lui redonner la place qu'il mérite."
Jérôme MEDRANO 1907-1998
Fondateur et Clown du cirque Medrano
27 avr. 2006
Le quotidien / Le repas / ca se passe comme ça chez..non non pas de pas de pub sur ce blog!

on à cette observation, et elle tient à la différence des publics concernés. Les jeunes de l’I.M.Pro. présentent des déficiences mentales légères, moyennes, et graves. L’accompagnement des éducateurs durant le repas peut consister à leur permettre d’acquérir soit des techniques de base -tenir ses couverts, couper ses aliments, se servir soi-même sa boisson- soit un comportement social adapté –ne pas crier, ne pas chahuter, ne pas éructer !-. Il faut aussi comprendre que l’ambiance relativement silencieuse de ce moment est essentielle pour les jeunes qui sont en plein apprentissage des techniques que nous avons citées précédemment, tant il est vrai que celui-ci leur demande une concentration et une attention complète. On voit bien, avec cet exemple, que l’accompagnement du quotidien dépend du choix des priorités éducatives que l’on veut travailler avec le public accueilli dans une institution donnée.4 avr. 2006
La Toilette (part 2) / Ou la reconstruction du quotidien
Allez, je me fends d'une intro pour signaler que je ne sais plus moi même quelle est la part de vérité et la part romancée de ce qui va suivre..si tout était aussi simple ça se saurait!

28 mars 2006
La Toilette / l'école / les douches "collectives" !
Salut!
Bon comme vous vous en apercevez je suis un jusqu'au-boutiste, alors quand je promets que vous aurez l'ensemble de mon devoir portant autour d'une réflexion sur le quotidien, je jure que ce sera une promesse tenue (même si pour moi le copié/collé c'est pas très motivant!) Voici donc la suite, qui porte sur la toilette; or Attention! Après lecture il vous sera désormais impossible de dire "se laver une fois par jour c'est bien, mais deux c'est encore mieux!" Oui mes inros sont de plus en plus pourries, et alors? la suite est mieux, attardez vous..
Sur le groupe dans lequel je travaille en tant qu’apprenti, en M.E.C.S, le moment de la toilette est, comme le coucher, régi par un certains nombre de règles. Celles-ci préexistaient à l’arrivée dans l’Institution des jeunes qui sont aujourd’hui soumis à ces règles. D’après les éducateurs qui travaillent depuis longtemps sur le groupe, ces règles semblent avoir toujours été les mêmes. 1.Le jeune doit se laver deux fois par jour, le matin de la manière dont il l’entend (douche ou lavabo), et le soir par une douche (ou un bain) obligatoire. 2.Les jeunes âgés de moins de quinze ans doivent se doucher avant le dîner, ceux qui ont plus de quinze ans se lavent au choix avant ou après le repas. Le cadre est posé, il est simple et doit fonctionner puisqu’il en a toujours été ainsi. Dans les faits le nombre de problèmes qu’il pose - et le nombre de questions qu’il ne règle pas- est impressionnant. Les jeunes du groupe, qui ne compte aujourd’hui que des usagers arrivés nouvellement dans l’institution, l’ont vécu comme très contraignant et parfois vide de sens. Quel est d’ailleurs le sens du cadre qui régit ce moment de la vie quotidienne ? En collectivité, il semble important que chaque jeune se lave complètement une fois par jour minimum. On explique ainsi la douche vespérale (du soir!!) obligatoire. Cela a-t-il encore un sens lorsque la pratique observée d’un jeune ne laisse pas de doute possible sur le fait qu’il prend systématiquement une douche le matin ? Pourquoi refuser à ce jeune de se laver au lavabo le soir ? Je pense à un autre jeune, d’une dizaine d’années, qui a fait un passage de quelques mois dans l’institution. Parvenir à lui faire prendre sa douche du soir était un vrai combat quotidien, et la source de crises très violentes de sa part. Il nous aura fallu deux mois pour comprendre que son refus de prendre une douche n’était pas le signe d’une contestation de notre autorité, comme d’autres actes qu’il pouvait poser au quotidien, mais l’expres
sion d’une véritable angoisse sur le fait de devoir se laver dans des douches séparées certes, mais dans une salle de bain collective. C’est bien cet espace collectif qui était pour lui insécurisant, car dès lors que nous avons accepté qu’il « prenne un lavabo » le soir, il se présentait plus facilement à l’heure -et lavé- pour le repas. La situation des deux jeunes que nous venons d’évoquer nous oblige à nous poser la question du respect de l’individu au sein d’une organisation collective. C’est ce questionnement, à partir de toutes les difficultés que nous rencontrions pour accompagner les jeunes autour de ce moment du quotidien, qui a fait l’objet d’une réunion d’équipe. Cette première réunion nous a permis de prendre du recul par rapport à la maltraitance institutionnelle qui pouvait naître d’un fonctionnement qui ne tient pas compte du sujet dans son individualité, et qui ne tolère donc pas l’exception. Une autre pratique est donc née, qui nous permettait malgré un cadre inchangé, de tolérer que certains jeunes passent outre ce cadre, s’ils respectaient certaines conditions. Ceci n’a pu être possible qu’en réfléchissant au sens des règles qui fixaient la manière dont se déroulait la toilette du soir.20 mars 2006
Le Quotidien / Le coucher / The nightmare part2

Salut!
Voilà la suite sur "le coucher", toujours sortie d'un devoir rendu sur le quotidien; un exemple concret, en M.E.C.S., d'une réflexion sur une pratique éducative institutionnelle:
eur chambre, ce qui n’a soulevé aucune objection de la part des jeunes. Les éducateurs se sont alors aperçus que cette pratique n’était pas l’expression d’un besoin des jeunes, mais plutôt celle des éducateurs, et l’expression de leur affection plutôt que celle de leur professionnalisme. C’est évidemment un constat très difficile à accepter, d’autant plus que cette pratique était partagée par l’ensemble des éducateurs, et n’avait de ce fait jamais été remise en question. Cet exemple montre bien la nécessité pour l’éducateur de toujours s’interroger sur sa pratique, et de lui donner du sens en prenant en compte sa mission et le respect de l’usager. S’il est vrai que les éducateurs ne disent plus « bonne nuit » aux jeunes dans leur chambre, la pratique qui consiste à leur dire « bonjour » et « au revoir » en leur serrant la main, ou en leur faisant la bise -qui a parcouru les débats lors la discussion que nous venons d’évoquer- semble oir été laissée de côté. Cela montre à quel point il est difficile de remettre en question une pratique quotidienne qui s’inscrit dans les habitudes institutionnelles.18 mars 2006
Le Quotidien / Le coucher / The nightmare
7 mars 2006
Introduction / Le Poids de l'Institution, le Choc des groupes
nt une vie collective? En effet, l’éducateur peut être soumis, dans son accompagnement, à une double contrainte :
. Ceci induit que l’accompagnement qu’il va proposer aux usagers devra prendre en compte plusieurs sujets. L’intérêt de l’usager risque de souvent se heurter à celui des autres. L’éducateur doit réfléchir à la manière dont seront élaboré le cadre et les règles nécessaires au bon fonctionnement d’une vie en collectivité. Il doit par ailleurs penser à la place du sujet au sein de règles qui s’adressent à un groupe.[1] M.E.C.S : Maison d’Enfants à Caractère Social
[2] I.M.Pro. : Institut Médico-Professionnel
28 févr. 2006
La blogosphère s'agrandit!!
Un bonjour au passage pour vous dire que la blogosphère des éducateurs s'agrandit: pour la visiter cliquez sur les liens dans la colonne à droite de l'écran: ils vous mèneront tout droit dans les divers Pays Fantastiques des Educateurs..
27 févr. 2006
Une longue soirée en MECS / 2ème partie / Le plus dur n'est pas la chute, c'est l'aterrissage
Et voilà enfin la deuxième partie tant réclamée!! Il est à noter qu'Amelie s'appelle désormais Murielle..Et oui, c'est aussi ça, l'Autre Monde des Educs..
Il est aux alentours de 23h30.
Basile et Damien devraient être couchés depuis au moins une heure (et moi et ma collègue Murielle rentrés !). Cependant Basile est en crise depuis une heure et refuse d’aller se coucher. Après une escapade sur le groupe situé au dessus du nôtre, il est enfin de retour sur le sien, mais son mal-être est toujours très fort. De plus lui et Damien sont sourds, depuis le début de leur crise, à toutes les tentatives de ma collègue pour qu’ils cessent leur numéro et aillent se coucher.
Basile tourne en rond. Il ne cesse de sortir et de rentrer. Il s’assoit dans la cuisine, seul ; dit ne pas vouloir parler.
Je m’assois à côté de lui. Je lui dis que c’est moi qui vais parler.Je lui dis qu’il n’a pas besoin de parler. Je lui dis que sa souffrance et sa peine se lisent sur son visage. Ses yeux s’embuent(?!?).
Damien revient et s’installe à côté de Basile, qui reprend son attitude narquoise. Damien me dit qu’il ne quitte pas Basile. car il ne « lache pas un ami ». J’essaie de lui faire comprendre que sa présence m’empêche d’aider Basile. Je parviens à faire dire à ce dernier. « qu’il se moque de la présence ou non de Damien », espérant les désolidariser. Damien se moque de cette remarque. Nous restons un long moment tous les quatre (avec ma collègue Murielle) dans la cuisine sans pouvoir faire avancer la situation. Je décide de rentrer dans leur jeu, à savoir leur refus de se séparer pour aller se coucher, et dis à Basile que s’il a vraiment besoin de Damien pour se sentir épaulé ce soir, je peux leur proposer de veiller ensemble dans une chambre, en s’occupant des maquettes d’avion qu’ils se sont sorties plus tôt dans la journée. Damien n’est plus aussi obtus. Il hésite et interroge Basile du regard. Celui-ci nous pose des conditions extravagantes, telles qu’une heure de coucher très tardive, la volonté de récupérer son portable (que nous gardons toujours la nuit). Murielle lui dit que nous ne négocierons pas, notre proposition étant déjà un gros effort de notre part. Il se lève et sort du groupe.
Il rentre aussitôt et fonce dans sa chambre. Murielle m’informe 2 minutes plus tard qu’il prépare son sac et veut quitter le foyer. Je vais le voir dans sa chambre. Je m’assois calmement. Il me dit qu’il ne veut pas parler, qu’il n’a besoin de personne, qu’on ne peut rien pour lui au foyer et que c’est pour ça qu’il s’en va. Je lui demande si je peux lui parler très sincèrement. Il finit par me donner son accord.
Je lui dis alors que je sais que la nouvelle du décès de son Gd-père lui est insupportable (il l’a appris le midi et a n’a pas paru affecté de la journée), surtout car elle remue en lui la mort de son père, qu’il n’arrive pas à surmonter. Je lui dis que le sort s’acharne sur lui et lui demande sans cesse d’être plus fort, que je n’aurais pas la force de supporter la moitié de ce qu’il supporte. Je finis par lui dire que s’enfuir du foyer, c’est chercher à fuir une souffrance qui se trouve en lui, dans sa tête et son cœur. Je lui rappelle qu’il a déjà essayé cette méthode et qu’il sait comme moi que ça ne sert à rien. Il prend son sac et sort du groupe.
Je ne le suis pas tout de suite. Cinq minutes plus tard je sors à mon tour. Il est toujours
au seuil du groupe, assis avec ses deux blousons sur le dos, sa capuche sur la tête et son sac à côté de lui. Je lui dis que s’il ne peut pas fuir physiquement sa souffrance, sa seule solution est de l’évacuer, et son seul moyen de l’évacuer est de pleurer. Je rentre sur le groupe et m’assois avec Murielle et le surveillant de nuit dans la cuisine. Nous sommes tous usés et ne voyons pas quoi faire de plus. 4-5 minutes plus tard il rentre et va directement dans sa chambre. Il n’en bougera plus.
Et une petite citation de Paroles d'éducs, au hasard (ou pas..)
Il t'a dit: il faut qu'on se parle. Mais tu n'avais pas le temps avant deux jours. On l'a retrouvé dans son lit baignant dans son sang. Alors, quelle était l'urgence?
14 févr. 2006
Une longue soirée en MECS / 1ère partie / l'Escalade
C'est ça, l'Autre Monde des Educs..
La situation se passe dans une MECS (maison d'enfants à caractère social) Il est 22h20.
Nous sommes au moment du coucher et finissons normalement à 22h30.
Je travaille en doublure avec ma collègue, Amélie.
La journée a été on ne peut meilleure. Les jeunes semblent détendus. Il n’y a pas de tension ni entre eux ni avec nous. Nous avons pu toute la journée travailler le groupe, sans négliger l’« individuel ».
Alors que les jeunes ont tous rejoint leur chambre, Basile, 16 ans, sort avec Damien, 13 a
ns, par la fenêtre de ce dernier. Nous sortons. Basile et Damien ont grimpé au mur du bâtiment et frappent aux volets d’un jeune du groupe situé au-dessus du nôtre. Amélie leur demande de descendre. Basile répond d’un non ferme et nous ignore tandis qu’il s’énerve sur le volet d’une chambre. M’étant rendu auprès de l’éducateur du dessus (Cyril), pour le prévenir que nos jeunes embêtent l’un des siens, je vois Basile et Damien rentrer sur ce groupe, jusque dans la chambre de Maxime, prétextant avoir quelque chose à lui dire. Ils s’installent et provoquent mes collègues en s’intéressant à tout ce qui leur tombe sous les yeux et dont ils n’ont manifestement que faire. Amélie et Cyril gardent leur calme et répètent leur demande de bien vouloir laisser Maxime dans sa chambre. Basile s‘amuse à frapper Maxime sur l’épaule, de plus en plus fort. Amélie hausse le ton, dit ne pas pouvoir tolérer ce geste. Ils se décident à quitter la chambre, pour s’asseoir sur le canapé du groupe, toujours très provocants. L’éducateur du groupe commence à s’énerver car ils vont réveiller ses jeunes. La patience de ma collègue s’use. La tension monte. Amélie verbalise à Basile qu’il ne lui laisse pas d’autre choix que de le faire bouger de force. Il ne bouge pas. Elle l’attrape par la manche de son blouson. Il se libère en l’insultant, puis reste immobile, muet et furieux. Enfin, contre toute attente, lui et Damien se lèvent et rejoignent seuls leur groupe.Et une petite citation de Paroles d'éducs, choisie au hasard, c.à.d ben..pas choisie du tout quoi..(ouai..réfléchissez là dessus) :
L'impétuosité des jeunes, le ramollissement des vieux. Violence chez les uns, laisser-aller chez les autres? Qu'est-ce qu'une société ou tout âge de la vie devient un problème?
8 févr. 2006
Célestin Freinet: petit topo

Pour ceux que ça intéresse voici un petit topo sur Celestin Freinet, un des pédagogues à l'origine de la pédagogie moderne (l'enfant au coeur du système éducatif). C'est toujours bon à prendre au moins pour un peu de culture générale, histoire de gagner un peu de fric chez Foucault!
Celestin FREINET
1896-1966
Instituteur en 1920
Courant de pensée libertaire par lequel il faut changer la société par l'éducation qui devient un moyen de socialisation.
Avec René Daniel ils veulent créer une école du prolétariat; Freinet voyage beaucoup pour découvrir d'autres modèles pédagogiques. [Pour la petite histoire il rencontrera même la femme de Lénine, qui est aussi institutrice, et par la suite il s'engagera avec sa femme dans le parti communiste (données importantes pour comprendre sa pédagogie). ]
La pédagogie de Freinet s'instruit du militantisme et de l'engagement. Elle se caractérise par une certaine confiance dans l'enfant, elle s'appuie sur l'élève, ses besoins, ses sentiments et ses aspirations.
Freinet parle de tâtonnement expérimental et de la prise en compte de la fonction de l'erreur dans la démarche scientifique: en clair il revendique pour les "écoliers" le droit d'essayer et de se tromper...
Il faut mettre les élèves au travail en donnant des tâches qui ont du sens (c'est valable pour certains formateurs!!). Cette pratique pousse les élèves à étudier d'eux même. Il prépare ainsi une harmonie sociale par l'harmonie individuelle. Grâce au travail il existe une prise de conscience de la socialisation, le travail social se fait à partir de règles.
Les trois éléments indispensables à la pédagogie Freinet : expression, communication et coopération. Freinet introduit l'imprimerie dans la classe et par ce biais permet à l'enfant d'acquérir une culture technique; mais il doit mettre en oeuvre des compétences de culture manuelle et de culture générale. Le but final est la communication : implication cognitive (donc une démarche d'acquisition de connaissances) et sociale de la part de l'élève.
Conclusion: Pour Freinet il faut construire un sens aux apprentissages en les ancrant dans un projet.
Et nous remercions Dorothée pour la rédaction (et le partage) de cette note. Il se peut d'ailleurs que nous la retrouvions régulièrement sur le blog, en tant que spécialiste de topos de pédagogie.
(mais ce n'est pas non plus un domaine réservé: participez!)
Ababakar
PS: J'en profite pour préciser un point: quand j'ai ouvert l'Autre Monde etc.. c'était aussi et surtout pour que chacun d'entre vous nous raconte des petits moments de sa vie professionnelle, tant il est vrai que nous vivons, sur nos lieux professionnels, comme dans un Autre Monde..
Le quotidien en Association d'aide aux toxicomanes 1ere partie
Pour commencer, il faut savoir que ce stage en toxicomanie, j'ai eu beaucoup de mal a le trouver. En effet, peu nombreuses sont les associations d'aide aux toxicomanes qui acceptent de prendre un stagiare de première année.
La première fois que je suis arrivé sur ce stage, je n'était pas très rassuré, il m'a fallu environ une petite semaine pour m'adapter au milieu dans lequel je me trouvais.
La rencontre avec les personnes accompagnées et l'équipe d'éducateurs s'est faite assez simplement et sans plus d'apréhension. Il est vrai que lorsque l'on rencotre une personne qui a des poings aussi gros que des gants de boxe a cause des injections de subutex qu'il se fait, c'est pas plus rassurant que ça. Mais une fois le premier contact passé, tout va bien.
Alors vous me direz, il nous emmène où comme ça.... Et bien je veux vous emmenez à vous faire partager un peu de ce que je vit tous les jours sur mon lieu de stage.
Je vais pour cela prendre des exemples précis mais tout en respectant le secret professionnel, je ne citerai que les Initailes des prénoms.
Tout d'abord, je vais prendre l'exemple de M. une petite trentaine d'année, il a suivi une cure puis est parti en séjour de post cure. Il est actuellement sous subutex mais il ne le prend pas correctement, en effet c'est un cachet à mettre sous la langue et à sucer. Il est tellement dépendant au geste de se piquer qu'il s'injecte le produit en intraveineuse, ce qui lui cause de graves troubles de la circulation sanguine et provoque des abcès sur ses mains. sans exagerer, il a des gants de boxe a la place des mains.




