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Un blog dans lequel des Educateurs Spécialisés témoignent et s'interrogent sur leur pratique éducative, sur les situations institutionnelles et les parcours de vie qu'ils traversent, sur leur actualité sociale et politique.

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La troisième étape est assez dense: j'appelle les assoc de défense de droit des étrangers, les services administratifs, les ex-collègues, les connaissances, toutes les personnes susceptibles de me donner un tuyau, même petit, pour avancer rapidement et sûrement! Et je m'arrête quand j'ai une solution!
J'apprends que:
- effectivement , il y a peu de chances d'aboutissement du recours sans avocat
- La date de réception de l'AJ par le bureau compétent suspend le délai du recours (de combien?) il est donc à constituer au plus vite.
- La CIMADE peut instruire le recours, l'envoyer et quand l'avocat sera nommé d'office (par l'intermédiaire de l'AJ), nous recevrons ses coordonnées et nous pourrons le contacter. En théorie, il reprendra le dossier et défendra le requérant auprès de la CNDA lors de l'audience, vous suivez?
En bref, peu de chances d'obtenir l'asile, et pas d'autres démarches possibles pour le moment pour garantir quoi que ce soit..
- Nous laissons les documents importants du dossier, pour que la CIMADE puisse rédiger le recours, et nous revenons le lendemain matin!
........AUJOURD'HUI........
- Il reste 2 jours!
- Le recours n'est pas encore rédigé entièrement quand nous arrivons à la CIMADE, nous échangeons sur les détails et aussi sur les points cruciaux, et nous vérifions l'exactitude des données. La jeune femme répond aux questions restées en suspend la veille.
- Nous retournons au foyer pour faire des copies du dossier que nous allons envoyer dès qu'il sera prêt. Le tout est à envoyer en deux exemplaires. Nous ajoutons les pièces jointes, à paginer (une vingtaine)
- Nous partons à la Poste, pour envoyer le tout en RAR, afin qu'il parte aujourd'hui, et qu'il arrive au plus tard après-demain, dernier jour du délai!
........LEXIQUE........
OFPRA: Office Français Pour les Réfugiés et Apatrides.
CNDA: Cour Nationale du Droit d'Asile
AJ: Aide Juridictionnelle.
DRIJE: Dispositif Régional d'Information aux Jeunes Etrangers.
OQTF: Obligation de Quitter le Territoire Français.
CIMADE: comité créé en 1939 (initialement pour apporter un soutien aux personnes évacuées). Aujourd'hui, la Cimade est une asso de solidarité active pour les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile.

Ci-dessous, l'actualité de Sud Santé Sociaux sur la question de la refonte de la CCNT 66, qui ne concerne pas que la suppression des CT ! Saurons-nous nous montrer mobilisés et concernés?? Espérons-le.
A DIFFUSER LARGEMENT, SVP
http://www.sudsantesociaux5962.org/

Bonsoir à tous, chers amis, collègues, cousins, parents, voisins,
connaissances..
Si vous n'avez
encore rien prévu le week-end des 13 et 14 décembre 2008, je vous propose de venir au
BIG BAZAR CREATIF à Lille,
salle Courmont.
Si vous venez au vernissage le vendredi 12, à 19 heures, vous assisterez au concert de cuivres et bois.
L'entrée
est libre tout le week-end, vous découvrirez une trentaine de créateurs en tous genres:
bijoux, miroirs, peintures, et mes quelques encres.
Vous avez certainement quelques cadeaux à offrir pour Noël..
et puis surtout, ça me fera plaisir de vous voir..
Je vous embrasse.
A très bientôt.
Flo.
N'hésitez pas à diffuser, merci.
Avez-vous fait une réunion sur le sens de cette réunion, sur les attentes de chacun, sur ce qu'il faudrait y trouver dans l'idéal? Beaucoup y verront de la masturbation intellectuelle.. mais je ne vois pas bien comment aboutir sans cela.Évidemment, dans la pratique, ce sont sensiblement les mêmes qui rédigent le compte-rendu, qui rappellent les échéances ou qui rangent les compte-rendus qui traînent, qui rappellent à l'ordre les collègues.. selon les jours (et les personnes), on est plus ou moins en forme et plus ou moins attentifs au fond, mais quoi de plus normal: certains réfléchissent plus rapidement, d'autres ont des facilités à l'écrit, d'autres encore aiment ranger.. vous noterez que je ne descends pas les mous-mous, les bordéliques, les fainéants, je mets juste en valeur les autres.. et parfois ce sont les mêmes qui s'occupent de tout.. et alors?
L'objectif reste que le travail soit le plus satisfaisant pour soi, non? Certains "détails importants" peuvent paraître indispensables à certains, et plus que futiles à d'autres..? Je reste persuadée que la dynamique peut être insufflée par tout un chacun, pour ne pas dire par n'importe qui, parce que ça pourrait paraître péjoratif et que ce n'est absolument pas mon intention!
Je me rends compte que ce que je viens d'écrire ne va pas t'avancer beaucoup et peut-être même te désoler davantage. Bon.. prochaine réunion le 2 décembre.. alors..
-Tu peux peut-être proposer une trame de réflexion pour éviter la dispersion? (mais je ne sais pas qui anime la réunion)
- Tu peux peut-être faire le compte-rendu toi-même, voire proposer de le faire sous forme de fiche technique?
- Il serait peut-être intéressant que tu proposes de faire des "fiches techniques" sur les procédures décidées à ces réunions sur l'amélioration des pratiques, afin de pouvoir s'y référer quand on a oublié comment faire.. Une fiche synthétique, schématique, à haute lisibilité, donc avec des phrases courtes :-)

Salut!
Souvenez vous! Lors du Post précédent je vous faisais part d'un objectif de travail consistant à instaurer des "réunions mensuelles" visant à reconsidérer notre pratique professionnelle et à déboucher sur des modifications de notre fonctionnement."
A la vérité j'ai un peu triché puisque la première de ces réunions a eu lieu à la rentrée, sur le thème du "travail avec les familles". Voici la mise au propre organisée des notes prises lors de cette réunion:
Compte-rendu de la réunion du 23 Septembre 2008
LE TRAVAIL AVEC LES FAMILLES
1. D'abord un certain nombre de réflexions, en vrac:
La question du travail croise plusieurs enjeux: Il faut penser au respect du cadre légal de notre mode d'intervention mais il faut aussi penser à l'intérêt éducatif de travailler avec les familles.
On constate très souvent aux « BIIIP », au cours de l'accompagnement d'un nombre conséquent de jeunes, qu' « il reste des choses à régler » entre eux et leur famille, qui les freine dans leur évolution et/ou leur projet d'accès à l'autonomie.
Ce constat pose la question de la qualité du travail qui est fait en amont avec leur famille, durant leur parcours institutionnel (à « BIIIP » ou ailleurs, tout au long de leur suivi par l'A.S.E. )
Tout le monde semble d'accord pour dire qu'il y a un problème de clivage trop important des environnements, en l'occurrence entre l'institution et la famille.
2. Ensuite une première série de propositions, en vrac:
Faire parvenir systématiquement les bulletins de notes aux responsables légaux, inviter les parents aux rencontres « parent-professeur », aux réunions de synthèse ici etc..
3. Au terme d'une longue réflexion commune, plusieurs axes de travail viennent répondre à la question « Pourquoi et que devons-nous travailler avec les familles? »:
Travailler la place et le rôle de chacun au sein de la famille
L'acceptation de l'enfant réel par les parents et réciproquement
4. Dernières remarques importantes
Cette volonté de l'équipe de mieux travailler avec les familles ne relève pas d'une volonté de « faire le travail des référents A.S.E. » ni de notre service d'accompagnement des familles mais bien de repenser notre action dans les relations « Structure / Famille »
5. Prochaine réunion : le 28 Octobre
Il s'agirait de faire un ensemble de propositions concrètes modifiant (ou non?) notre fonctionnement actuel, et répondant aux enjeux et objectifs soulevés lors de la réunion du 23 septembre.
FIN
Je ne serai pas présent à la réunion du 28. J'ai donc fait ce compte-rendu afin d'en remettre un exemplaire à mon équipe, accompagné des documents qui ont inspiré nos réflexions (cf site de l'UNASEA et de l'ONED). J'ai remis un autre exemplaire à la psychologue qui assiste à nos réunions. J'espère qu'ils reliront ces notes en début de réunion (ce que j'ai proposé à la psychologue) afin de valider collectivement celles-ci et surtout afin de faire des propositions cohérentes.
Suite à mon retour de voyage.. dans 15 jours!
Le sujet face aux contradictions de la société hypermoderne
Pour le sociologue clinicien:
- Les phénomènes sociaux ne peuvent être appréhendés totalement que si l'on intègre la façon dont les individus les vivent, se les représentent, les assimilent et contribuent à les reproduire.
- Les milieux sociaux traversés, les conditions de vie, nos expériences de rapports sociaux entre hommes et femmes, les institutions dans lesquelles nous sommes passés, les héritages sociaux et familiaux sont constitutifs de notre identité, de notre personnalité.
La sociologie clinique cherche à démêler les noeuds complexes entre les déterminismes sociaux et les déterminismes psychiques.
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Je ne ferai pas de compte-rendu détaillé de la conférence bien qu'elle fut extrêmement intéressante, mais trop riche pour pouvoir la réduire à quelques mots mal choisis.
Alors qu'en dire?
Il s'agissait de nous expliquer en quoi et pourquoi nous vivons des contradictions énormes actuellement entre ce que nous vivons et ce que nous pensons et ce que nous nous représentons de ce qu'est la société aujourd'hui. Déjà là, je ne suis plus très claire.. Mais je continue quand même un peu..
L'individu est confronté à une contradiction majeure:
- d'une part, la société demande de réussir à se conformer aux normes de cette "société de gestion" qui participent à l'objectiver, l'instrumentaliser, la désubjectiver
- et d'autre part, il existe une exigence d'affirmation de soi, de son autonomie, de sa singularité et de ses capacités créatrices.
Il s'agit donc d'être à la fois commun et hors du commun, c'est ce que nous demande la société consumériste.
Mais la quête de l'excellence, conjoncturelle, produit de l'exclusion: chacun est persuadé qu'il va gagner, il existe peu de prise de conscience des effets néfastes de la compétitivité, on est pris dans un mouvement, dans un collectif, et on ne réalise que quand on est perdant que le système n'est pas satisfaisant et qu'on est en pleine contradiction avec soi.
Nous sommes dans une société de l'extrême, de la poursuite des idéaux, alors qu'avant, on était dans une société du sur-moi, qui fixait des interdits et était plus structurante. La société a perdu de sa consistance, nous avons accès à trop d'informations, donc nous flottons, nous sommes dans une société liquide dans laquelle il faut savoir bien nager pour rester à la surface. On cherche à gagner du temps, mais on se plaint d'en avoir de moins en moins: on a accès à l'information et à la communication en temps réel à tout moment, donc cela signifie qu'on est joignable à n'importe quel moment donc qu'on est libre de travailler 24h sur 24 si on le souhaite. On emmène son PC portable partout, donc on se retrouve coincé dans le système. C'est l'aliénation maximale que même Marx n'avait pas prévue!
L'individu est donc placé dans des contradictions très fortes: se dépasser soi-même et se conformer à des contraintes très strictes.
L'épanouissement personnel se heurte à une lutte des places de plus en plus forte. Et quand le moi n'arrive pas à être à la hauteur des propres exigences de la personne, on se sent nul et on déprime . C'est pour cela que nous sommes dans une époque où se développent beaucoup de pathologies des limites de soi: anorexie, boulimie, dépression. Prenons l'exemple du sportif de très haut niveau, qui présente une addiction à l'épreuve, à la compétition, et au dépassement de soi. A quoi sert de vivre s'il n'est plus un winner? La dépression peut alors parfois prendre la forme d' une "pause forcée" de cette course de soi, d'un apaisement , qui serait comme une obligation à arrêter cette course. La contradiction prend le dessus, le seul moyen possible de la stopper est la dépression.
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Etre sujet, c'est ne pas accepter qu'il y ait ce clivage entre ce que je fais, ce que je pense, et ce à quoi j'aspire.
C'est aussi:
- être maître de ce que je peux donner aux autres
- être, se sentir responsable des espaces que j'occupe
- pouvoir recevoir et être maître de ce que je rends à l'autre
Bergson disait que pour pouvoir penser, il fallait être immobile voilà le problème actuel du manque de sens.. L'immobilisme ne va pas de pair avec notre époque, il est difficile de ralentir, nous vivons dans le "toujours mieux, toujours plus vite", dans le culte de l'urgence.
Beaucoup de ceux qui pensent tout ça pensent être les seuls à le penser, car ce n'est pas relayé par le débat public. Et nous contribuons tous collectivement à produire ce système alors qu'individuellement nous le critiquons. C'est bien là qu'est la contradiction.
La société est autant aliénante qu'elle ne donne du choix. Cette société de l'hyper (hyper-technologie, hyper-marché, hyper-président, hyper-choix) aliène aussi.
Je ne voulais pas faire de compte-rendu réducteur, c'est raté. Tout parait pourtant si fluide quand il en parle.. ici, c'est plutôt une somme de raccourcis. Alors le mieux, c'est d'aller le voir s'il passe près de chez vous.