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29 mars 2008

Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés

Salut!

Les deux derniers commentaires postés sur ce blog témoignent d'une carence certaine que Maïa aurait dû pallier depuis longtemps: il faut rajouter le site de l'Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés dans la rubrique des liens..par là-bas sur votre droite...et soutenir toutes les initiatives et autres mouvements de rassemblement de notre corps professionnel au niveau local et national. Non je n'ai aucun argument pertinent à avancer, ni aucune idée sur la nature du rassemblement à privilégier.
J'ai peut-être juste peur de voir mon identité professionnelle disparaitre avant même d'avoir pu la revendiquer.

PS: Des nouvelles de Claudio, qui avait braqué une réserve d'alcool. Une collègue l'a rencontré cette semaine. Il est passé au tribunal et a écopé de quelques mois de prison avec sursis, assortis de 5 ans de mise à l'épreuve. Il dit désormais habiter et "s'être posé" chez sa tante, et aurait trouvé un petit travail dans une friterie; ce qui semble dire qu'il n'aurait pas été en détention provisoire et lui aurait en outre évité la peine de prison ferme.

23 mars 2008

Collectif TSF Grand Nord

Re!

AAHAHAHHAHAHA

J'ai enfin trouvé l'espace internet où l'on peut suivre jour après jour l'évolution des mouvements étudiants qui font suite à la publication du décret relatif à la gratification des stages!

Les étudiants se sont regroupés et ont formé le Collectif des Travailleurs Sociaux en Formation "Grand-Nord".

Et c'est par là que ça se passe:
Cliquez sur l'image

Je rentre le lien dans la colonne sur votre droite pour un accès rapide ultérieurement!

A plus

Nouvelles de ceux qui nous ont quittés

Salut!

Ajourd'hui quelques nouvelles des jeunes dont je vous ai ici relaté le départ.

Aux dernières infos Alexia -partie rejoindre son copain à quelques lieues de là- est de retour en ville, le contrat de travail de son petit ami n'ayant pas connu de pérennisation. Ils vivent toujours ensemble (chez le père du jeune homme?). Alexia semble très heureuse dans cette vie de "petit couple". Les témoins qui l'ont rencontrée promenant son chien affirme qu'elle semble "épanouie" et absolument pas inquiète quant à son devenir.. A quand le bébé?!

Marvin est passé sur la Maison d'Enfants il y a quelques jours; un autre jeune lui avait donné rendez-vous. Il en a profité pour nous glisser un bonjour rapide et souriant, (accompagné d'une demande pour récupérer son reste d'argent de poche!^^) Même si des doutes subsistent sur la continuité de son absentéisme scolaire depuis son départ (nous avons reçu un mot d'absence avant que son changement d'adresse soit effectif) Marvin nous informe qu'il est allé le matin même passer ses examens (à suivre!) Il est toujours souriant et particulièrement bien sapé: il participe aujourd'hui à une manifestation d'un mouvement politique dans lequel il est de plus en plus investi. Lui. Le gamin qui s'isolait chez lui et ne sortait que vêtu d'une vieille veste de survêt sale et trouée!

20 mars 2008

Préavis de Grève des travailleurs sociaux du Nord-Pas de Calais

Lille le 19 mars 2008

A Monsieur le Préfet

de la Région Nord – Pas de Calais

Objet : préavis de grève 26 mars 2008

Monsieur le Préfet,

SUD Santé Sociaux du Nord - Pas de Calais dépose un préavis de grève pour l’ensemble des personnels du secteur social privé et public du Nord – Pas de Calais pour le 26 mars 2008 de 13 h à 19 h afin de permettre la participation des salariés et travailleurs sociaux en formation à une manifestation organisée à Lille ce jour là :

Ce préavis est motivé par les revendications suivantes :

  • Déblocage des fonds pour les gratifications stage des travailleurs sociaux en formation,
  • Extension de cette gratification aux stages effectués dans le public et aux travailleurs sociaux qui en sont aujourd’hui exclus;
  • Création d’un statut de travailleur social en formation, avec droit à la protection sociale et avec un revenu minimum égal au SMIC
  • Reconnaissance à Bac +3 des diplômes d’éducateur spécialisé, assistant de service social, Educateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à l'expression de ma parfaite considération.

Pour SUD Santé Sociaux du Nord Pas de Calais

Vladimir NIEDDU Secrétaire Régional Adjoint

Pour tout contact

Copie : Monsieur le Directeur DDASS du Nord

Monsieur le Directeur DDASS du Pas de Calais


18 mars 2008

ONED


Salut! Un petit message pour que vous fassiez connaissance avec le site de l'Observatoire National de l'Enfance en Danger.
L'observatoire a été crée si je ne me trompe pas en 2004(cf commentaires!) Il met à disposition une tonne de documents, de textes de lois, de recherches, d'études, etc.. très intéressants, bien organisés, clairs et accessibles. Je suis tombé dessus par hasard aujourd'hui en cherchant des réflexions sur la démarche-qualité (je participe à ma première réunion de travail le 27/03!!) C'est tout à fait passionnant!
Je vous mets le lien ici http://www.oned.gouv.fr/et dans la colonne des liens sur la droite de votre écran!

A bientôt!

Suite du mouvement de protestation des étudiants

Communiqué de SUD santé sociaux Nord Pas de Calais

Près de 1 000 Travailleurs Sociaux en Formation ont manifesté à Lille cette après midi.

Ils revendiquent le déblocage des fonds pour le financement des gratifications de stage (Educateur Spécialisé, Assistante de Service Social, Educateur Jeunes Enfants, Educateur Technique Spécialisé), leur extension aux stages effectués dans le secteur public et à tous les stagiaires (Moniteur Educateur, Aide Medico-Psychologique) quels qu’ils soient y compris les boursiers, les allocataires Assedic, les apprentis,…, et le versement des fonds aux centres de formations.

Vers une mobilisation d’ampleur nationale !

Avant la manifestation, une Assemblée Générale des étudiant(e)s des 13 centres de formation en travail social de la région Nord – Pas-De-Calais – Picardie a réunie 400 participants à l’IRTS de Loos. Dés lundi, de nouvelles assemblées générales se tiendront dans les différentes écoles, une nouvelle AG interécoles aura lieu mercredi 19 mars. Il y sera débattu des suites de la mobilisation et de la perspective d’une Coordination Nationale réunissant des Travailleurs Sociaux en Formation de tous les centres de formation du pays.

Pour une mobilisation unitaire des travailleurs sociaux en formation et des professionnels du secteur social.

SUD Santé Sociaux 59/62 appelle toutes ses équipes :

Ø à soutenir les actions qui seront démocratiquement décidées par les AG des travailleurs sociaux en formation,

Ø à participer aux mobilisations, dans le prolongement de la présence à la manifestation du 14 mars de nombreux formateurs des centres de formation et de professionnels du social,

Ø à prendre contact avec les étudiants en lutte de la région sur le mail : collectif.tsf@gmail.com

Ø à compléter les revendications de ce mouvement pour l’obtention d’un véritable statut de travailleur social en formation qui implique le droit à la protection sociale, un revenu au minimum égal au SMIC et la reconnaissance à bac +3, au niveau licence des diplômes ES, ASS, ETS, EJE,…

13 mars 2008

Manif à Lille Vendredi 14 mars à 14h Place de la République


Nord Pas de Calais

Communiqué de SUD santé sociaux Nord Pas de Calais

Ce 11 mars 2008 s’est tenu à l’IRTS de Loos (59) une Assemblée Générale Inter-écoles du Nord Pas de Calais- Picardie de plusieurs centaines de travailleurs en formation du secteur social (Educateur Spécialisé, Assistante Sociale, Educateur Jeunes Enfants, Educateur Technique Spécialisé, Moniteur Educateur,…) menacés dans leur formation et pénalisés par l’absence de financements de la gratification de 398€ instituée par le décret du 31 janvier 2008 à l’occasion des stages en sites qualifiants de plus de 3 mois dans les institutions sociales privées, cette gratification ne s’appliquant pas aux établissements sociaux publics.

Menace sur les diplômes : les employeurs du secteur social n’ayant pas obtenu à ce jour le financement de cette gratification, ont décidés le gel de tous les stages qualifiants. La conséquence pour tous les travailleurs sociaux en formation pourrait être qu’aucun diplôme ne puisse être validé, ces stages étant obligatoires dans le cursus.

Otages d’une mesure gouvernementale non financée : les travailleurs sociaux en formation se retrouvent à la fois dans une situation plus précaire et pour une majorité d’entre eux dans l’impossibilité d’effectuer leur stage.

SUD Santé Sociaux soutient sans réserve les revendications des travailleurs sociaux en formation et exige :

- le déblocage immédiat des financements relatifs à l’application du décret,

- l’extension de la gratification à tous le secteur social public et privé,

- le versement de ce financement aux centres de formation du secteur social qui sont chargés d’assurer la formation des travailleurs sociaux dont les stages sont parties intégrantes,

- la reconnaissance d’un statut de travailleur en formation du secteur sanitaire et social qui implique l’existence d’une protection sociale (droits à la retraite et à la sécurité sociale), ainsi que d’un minimum garanti au moins égal au SMIC, à l’instar des travailleurs en formation de la Protection Judicaire de la Jeunesse pour tous les travailleurs sanitaires et sociaux en formation (Aide Médico-Psychologique, Moniteur Educateur, Infirmier, Aide Soignant,…)

SUD Santé Sociaux appelle :

- l’ensemble des professionnels et des travailleurs en formation du secteur social à répondre à l’appel à la grève du vendredi 14 mars et à manifester à 14h, Place de la République à Lille. Une audience en DRASS et à la Préfecture seront demandés.

- A construire un mouvement durable d’ampleur nationale, pour imposer la légitime rémunération pour tous les stages réalisés au sein des institutions sociales publiques et privées.

Lille le 11 mars 2008

SUD Santé sociaux 84 rue de Cambrai 59000 Lille Tel/fax : 03 20 74 17 69


4 mars 2008

Départ n°2 -Marvin-

Salut'

Ce départ a eu lieu pendant mon absence, durant une semaine de formation, ce n'est qu'un témoignage indirect.

Marvin a 18 ans depuis quelques mois. Il a été accueilli sur le service quelques semaines avant mon arrivée sur cette unité de vie, il y a maintenant un peu plus d'un an.

Il y a deux semaines et demies, une rencontre était programmée entre lui, son père, son référent A.S.E. et nous, suite à notre interrogation sur le sens de sa prise en charge A.P.J.M.
Depuis un an, sa situation n'a pas changé; 2 axes de travail principaux: 1 volet "scolarité" basé sur la lutte contre l'absentéisme, l'obtention d'un BEP; et 1 volet "hygiène", basé sur l'h
ygiène corporelle et l'entretien du lieu de vie / l'image renvoyée aux autres.
En regardant en arrière, il est très difficile de voir une évolution positive dans ces deux domaines: l'absentéisme réapparait de manière régulière et récurrente. Les problèmes
d'hygiène sont de plus en plus flagrants (ou gênants?)
Lors de cette réunion, ni Marvin ni son père ne sont présents. Nous apprendrons qu'ils ont préféré aller se balader en Belgique.

La semaine dernière, un nouveau rendez-vous est pris. Cette fois-ci tout le monde est là.
L'interrogeant sur ce qu'il souhaite vraiment, bref sur l'objet de sa demande d'A.P.J.M., Marvin dit qu'il en a marre de la maison d'enfants, marre qu'on lui fasse la morale sur l'école et son studio. Il souhaiterait vivre chez son père, qui se dit prêt à l'accueillir. Marvin et Mr disent avoir parlé et sont d'accord sur le fait qu'il retourne vivre chez Mr, s'étant mis d'accord sur une "obligation de ne manquer aucune heure de cours". Le départ est prononcé au d
ébut du mois suivant, à savoir deux jours plus tard. Le temps de ranger un peu le studio.....^^

Le jour J., Marvin ne fait qu'un passage éclair dans le bureau des éducateurs. Il a eu un petit cadeau de départ la veille. Il dépose ses clés, ne récupère aucun papier et a disparu peu de temps après, non sans avoir rassuré sur le fait qu'il donnerait des nouvelles...
Je ne crois pas que mes collègues aient vu Mr ce jour-là, en tout cas il n'en était pas question dans le récit de ce départ..précipité!

Au dire de tous les professionnels qui l'ont entrecroisé ce jour-là, Marvin présentait un visage on ne peut plus radieux! Il avait même une "sacré banane".

Alors que ce récit se termine, je demande à ma collègue, pris d'un doute affreusement non-professionnel: mais au fait pourquoi était-il arrivé chez nous, lui?
Réponse: Mr, chez qui il vivait jusqu'alors, a eu une courte période dépressive suite à son divorce. A vrai dire, "nous n"avons pas compris quand Marvin a demandé un APJM"..

1 mars 2008

Départ N°0 -Claudio-


Salut'

Bon il faut que je revienne sur un départ qui a eu lieu avant que je tienne cette rubrique.

On va dire que le jeune homme s'appelle Claudio. Pourquoi pas. Un type d'1m70 à peine. Poli. Qui dit oui à tout ce qu'on peut lui renvoyer: "tu as raison" "je suis d'accord avec toi" "je vais faire ça" Voilà tout ce qui pouvait en général sortir de sa bouche.

Je ne sais même plus s'il était scolarisé à son arrivée, mais si c'était le cas ça n'a pas duré longtemps. A longueur de journée dans son petit studio exigü, il s'imaginait avoir le choix entre se terrer, se replier sur lui-même au maximum, ou mettre les pieds dehors et sombrer dans un rade.

A quelques jours de sa majorité, il a retrouvé un pote de foyer majeur depuis peu, et ayant à cette occasion hérité d'un petit pactole. Un soir Claudio n'est pas rentré. Ni le lendemain, ni jamais.
N'ayant pas fait de demande pour rester à sa majorité, l'accompagnement a cessé.
Avait-il seulement commencé?

Une seule et unique fois lors d'une rencontre avec son référent Claudio nous a laissé apercevoir quelque chose de lui-même qui ne soit pas lisse.
Lancé sur ses problèmes d'alcool, il a su dire ce jour-là, énervé et ému, qu'il ne pouvait concevoir pour lui qu'un avenir de misère, sans aucune perspective positive.
C'était peut-être deux semaines avant sa "disparition"

Après son départ, les autres jeunes du service, qui eux continuaient d'avoir de ses nouvelles, nous ont dit que Claudio était nourri logé par son pote, avec lequel il buvait son "pactole" à vitesse grand V.
Par le réseau, nous avons ensuite appris qu'il était désormais hébergé en centre d'hébergement d'urgence.
Nous le revoyons alors qu'il vient récupérer quelques affaires et des papiers chez nous, à la va-vite, à deux occasions. Il a retrouvé son père qu'il n'avait jamais vu et qui pourtant habitait la même ville. Ce dernier l'héberge. Lui-même "cherche une formation", comme avant..
Cette semaine, j'ai appris qu'il avait braqué la réserve d'alcool d'un supermarché avec trois autres.

Il a écopé d'une peine de prison ferme de quelques mois.

18 févr. 2008

1er Départ -Alexia-

Salut.

J'entame une nouvelle série de "post" pour rendre compte de la manière dont les jeunes adultes que j'accompagne quittent mon service. Je rappelle qu'il s'agit d'une unité de vie semi-collective qui accueille des 17-21 ans dans le cadre de la protection de l'enfance et notamment dans le cadre de contrat d'accueil provisoire de jeunes majeurs.
Voyons ce qu'il en ressortira.

Alexia a mis pour la première fois les pieds à la Maison d'Enfants alors qu'elle était âgée de 14 ans, après avoir alerté les services sociaux qu'elle et sa demi-soeur étaient victimes de mauvais traitements à leur domicile, à savoir chez leur mère, celle-ci vivant avec le père de la plus jeune. Placées pendant un an, le couple parental déménage, se fait suivre par rapport à leur consommation d'alcool, et la famille entame une thérapie familiale. Un an plus tard, une "main-levée" est prononcée.

A 17 ans, Alexia et sa référente sociale toquent à la porte de la Maison d'Enfants. Alexia a quitté le domicile de Madame depuis quelques semaines, et révèle avoir eu des relations sexuelles avec le compagnon de celle-ci. Partie vivre chez son père, les conditions de vie précaires de ce dernier, associées aux mauvaises relations entre sa compagne et Alexia conduisent cette dernière à demander à la maison d'enfants de l'accueillir.

Alexia reprend sa scolarité avec assiduité mais sans motivation. Elle entretient une relation avec un jeune homme de 26 ans, chez qui elle avait trouvé refuge alors qu'ele vivait officiellement chez Monsieur. Ce dernier n'a pas pas de travail régulier mais une reconnaissance en tant qu'adulte handicapé. Quelques semaines avant la majorité d'Alexia, ce dernier trouve un travail (en "CDD") à une centaine de kilomètres de la maison d'enfants. Les rencontres entre lui et Alexia s'éloignent.

Un mois avant sa majorité, une rencontre est organisée entre Alexia et sa référente pour aborder son changement de situation à sa majorité, à savoir (pour les non-initiés^^) la non-obligation pour le département d'accompagner Alexia, et son choix désormais de bénéficier d'un accompagnement éducatif ou non. Au cours de cette rencontre Alexia ne semble pas avoir une vision claire de sa situation, ni de son avenir; par contre elle sait qu'elle ne veut pas rester à la maison d'enfants.

Une dernière rencontre est mise en place une semaine avant la majorité d'Alexia. Au cours de celle-ci tout est fait pour donner à Alexia une vision" objective?!" de sa situation. Qui l'accueillera? Comment vivra-t-elle? etc.. Alexia ne sait tjs pas répondre à ces questions.

Une semaine plus tard, Alexia est majeure, elle s'en va aujourd'hui. Elle a fêté son anniversaire il y a quelques jours avec le groupe. Elle a attendu, réglo, le dernier jour pour s'en aller. Elle a entamé des démarches auprès de l'école, de la sécurité sociale etc.. pour régulariser sa situation. Sa tante vient l'aider à déménager et l'accueillera quelques jours chez elle, jusqu'au week-end prochain où son copain viendra la déménager à nouveau pour commencer une vie à deux. Elle rend un studio rangé, récupère quelques papiers que nous avions en notre possession et nous rend ses clés.

Au moment de partir définitivement, quelques mots de sa part, maladroits et gênés: "tu veux me faire la bise au moins?" Ce n'est pas dans mes habitudes au quotidien, mais je vois dans son regard un peu triste que ça marquera effectivement la fin d'une étape de sa vie!

Alors au revoir, et bonne route.

29 nov. 2007

Evaluation

Salut!

Quelques mois plus tard, du nouveau sur ce sujet: Un travail de réflexion est mis en chantier dans ma structure autour des modalités d'évaluation de nos pratiques, dans le cadre de la "Démarche-Qualité"
Dans chaque équipe, deux éducateurs sont conviés à participer à ce travail de réflexion qui va durer entre 6 mois et un an, à raison d'une réunion par mois? et j'en suis!
Donc si vous avez déjà des témoignages à me faire parvenir sur la manière dont vous évaluez votre pratique dans vos institutions, lâchez vos com ^^
Je vous tiendrai au courant ici


Bonjour!

Moi j'essaie déjà de défendre tout ça au niveau de mon institution et je raaaaame!

Dernière réunion générale autour de l'élaboration du projet associatif: c'est parti, il est question d'élaborer un outil d'évaluation interne. Silence. Quel outil? Pour mesurer quoi? Je me sers de mon statut d'étudiant, j'explique qu'il ne faut pas avoir peur de l'évaluation, à condition d'évaluer, par exemple, la pratique en terme de pertinence d'analyse, d'adéquation de moyens en fonction des objectifs etc..

Là le Président s'agite et assure qu' "il va bien falloir en arriver à évaluer les résultats, c'est comme ça, c'est déjà comme ça dans le privé"
Bon je m'affole pas il est pas du métier. Les gens commencent à prendre la parole, timidement, surtout les cadres. Oui bon les résultats ok mais lesquels?

Tout ça pour qu'on dise en fait que les résultats, en gros, c'est les moyens mis en place hein! parce que bon, nous, la M.E., espèce de gros Bip de président de bip, on ne PEUT PAS mesurer notre action en terme d'emploi décroché ni en terme de diplôme obtenu! Sinon je vais bosser à l'ANPE!

Et dire qu'on ne sait même pas comment on va créer cet outil d'évaluation! ET quand je vois comment mes collègues (la plupart sortis de formation depuis un moment) n'ont pas les armes pour se défendre; n'ont peut-être qu'à peine conscience des enjeux! J'ai très peur!

Alors oui vive l'ONES! et je suis prêt à m'engager dans cette voie de réflexion et de militantisme!

A suivre

Ababakar

18 nov. 2007

Objectif O.N.E.S.

Il y a 2-3 semaines, Lien Social présentait une initiative qui m'a parue bien intéressante. les étudiants E.S. de l'EREIS de Bourg-en-Bresse ont créé une association (loi 1901) qui a pour objectif à long terme: une Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés.


Leur asso, appelée Objectif ONES Relais 01, est un relais départemental, et ils espèrent que d'autres étudiants et professionnels se regrouperont aussi en relais dans d'autres régions, pour réfléchir à l'institution de cette instance nationale.


L'asso a pour objet de développer les outils et les lieux de réflexion et d'information utiles à l'éducateur spécialisé et participer à la promotion du métier.


Pour le moment, ils mettent en place des réunions pour faire connaissance, pour se faire connaître, pour présenter le métier...

Site web:
http://www.ones.fr-org/


C'est un grand chantier, un vrai "chantier", qui a le mérite d'exister.
Les assistantes sociales se sont fédérées, elles, elles ont l'ANAS, alors pourquoi pas nous?
N'en avons-nous pas besoin? Pour quelles raisons cela n'existe-t-il pas encore? Notre métier est jeune, il a 40 ans cette année, sommes-nous décidés à le défendre, j'entends sommes-nous décidés à défendre notre qualification et sommes-nous décidés à défendre l'existence future de notre profession? Je n'en suis pas sûre.


Je trouverais intéressant de s'interroger d'abord sur ce que pourrait nous apporter une fédération nationale, ce que nous en attendrions si elle existait, ce à quoi elle pourrait répondre, quel pourrait en être l'intérêt et est-ce indispensable?


Je pense que si l'impulsion était donnée, beaucoup suivraient, mais y a-t-il suffisamment de leaders parmi nous? Accompagner, faire avec, être aux côtés de... nous connaissons, mais organiser avec méthode, décider, élaborer, fait-il moins partie de nos compétences?


Ceux qui me connaissent un peu souriront en lisant la suite... j'ai quelques chevaux de bataille qui ne me lâchent pas et que je ne suis pas prête de lâcher, et qui pourraient peut-être devenir mes raisons perso pour me mobiliser un peu? Je n'en sais rien, en fait. On a certainement tous des causes à défendre, non?
En voici un petit échantillon pêle-mêle:
- réforme du DEES: au rabais? Soyons vigilants et défendons nos spécificités et notre qualification. Je ne suis pas et je ne serai pas technicienne éxécutrice de projets.
- démarche qualité et évaluation interne: risque de dérive: obligation de résultat et plus d'obligation de moyens, au détriment de l'éducatif.
- évolution permanente des publics accueillis, il FAUT garder de la souplesse dans l'action à mener, ne pas enfermer dans des référentiels piégeants = ne pas confondre rigueur et rigidité.
- sens de circulation dans les institutions : les besoins des usagers remontent aux éducateurs qui observent, orientent, diagnostiquent et élaborent des projets qu'ils font eux-mêmes remonter à la direction, et pas uniquement l'inverse. Ce sont les éducateurs les plus à même de cerner les besoins et de chercher une adaptation du service aux besoins et pas une adaptation des personnes au projet du service. A ne pas oublier, même si évidemment, nous avons conscience des contraintes institutionnelles nécessaires à l'existence de toute institution.


Je commence à réfléchir à ce qu'il est posssible de faire à mon petit niveau local. Pour le moment, j'essaie déjà de défendre mes valeurs professionnelles au travail, et de les transmettre aux étudiants ES de l'IRTS où j'interviens. Chacun fait ce qu'il peut, mais je vais réfléchir à "l'extension du domaine de la lutte".

17 oct. 2007

S'aérer ?

Je me suis toujours dit que je ne resterais jamais très longtemps dans le même établissement, de crainte de m'enliser dans des fonctionnements routiniers sans même m'en rendre compte. Et, un jour, de ne plus pouvoir partir, de peur de ne plus être à la hauteur de tout ailleurs.

Puis, j'ai rencontré des supers collègues, je me suis intégrée dans une équipe fédérée, et j'ai gardé d'autres activités para-professionnelles en marge de mon temps partiel.

Quelques années ont passé, un élément du rouage a été modifié et je ne me sens plus tirée vers le haut dans mon travail.

Depuis un moment déjà, nous luttons en équipe pour tenter de conserver notre qualité de travail, mais ça devient difficile.

Alors est-ce le moment de partir?

Certains diront que ce serait un abandon, qu'on ne doit pas baisser les bras quand ça va un peu moins bien, mais on a tous essayé, on a tous voulu y croire.
D'autres diront qu'il est temps de partir, que rester serait risquer de s'installer dans cet état d'insatisfaction, mais c'est aussi se déresponsabiliser un peu facilement, non?

Et puis je pense simplement que j'ai fait mon temps à cet endroit, j'ai envie d'autres aventures, à une autre fonction peut-être, alors je me trouve certainement de bonnes raisons pour quitter moins difficilement un travail qui me plaît pas mal.

Considérations banales? certainement, dans quelques mois j'aurai fait mon choix et je saurai pourquoi.

2 août 2007

Héritage freudien

Les questions et questionnements éducatifs tortueux et torturants sont au ralenti... reléguons-les à la rentrée. Laissons-les hiberner tranquillement cet été. Mais cela ne m'empêche pas un bref commentaire sur deux-trois concepts développés par Freud, qu'on utilise fréquemment dans not'jargon.


"Hélène n'a pas eu son CAP, il faut maintenant qu'elle fasse son deuil."
Faire son deuil signifie laisser revenir les souvenirs agréables et les reproches liés au disparu, pour arrêter de lui reprocher d'être mort, et pour ne pas tomber dans la mélancolie. Donc, pas grand-chose à voir avec la frustration d'un échec.


"Lalie est en plein Oedipe."
Freud définit le complexe d'Oedipe en faisant sa propre analyse. En 1897, il écrit à un ami: "j'ai trouvé en moi (...) des sentiments d'amour envers ma mère et de jalousie envers mon père, sentiments qui sont, je pense, communs à tous les enfants." Mais c'est beaucoup plus tard qu'il élargit ce concept aux petites filles, le limitant d'abord aux garçons.


"lapsus révélateur"
Freud a mis en évidence que le lapsus est la manifestation d'un désir refoulé. Mais pour cela, il faut que la personne qui commet le lapsus fasse elle-même l'association d'idées. Interpréter hâtivement le lapsus d'un autre peut alors revenir à y projeter son propre désir. Ah, ah.

21 juin 2007

A froid... procès de l'ASE

J'ai trouvé un écho à ce que je pensais du reportage dont j'ai parlé dans le post précédent,et qui s'appelait "Jamais sans ma mère". Je vous en fais part, c'est dans le courrier des lecteurs du Télérama de cette semaine.
A charge.
Téléguidage d'opinion où on nous montre des victimes de placements arbitraires. Quand cessera-t-on de penser que les travailleurs sociaux ont le pouvoir de placer un enfant? Dans le sujet, des enfants et des parents s'expriment, mais nous resterions insensibles à leur souffrance. Cela justifie pour les journalistes de faire la part belle au spectaculaire et de "justifier" la récupération par sa mère d'une adolescente confiée par décision de justice à un établissement. Comme si une décision de placement était prise à la légère! Comme si l'intérêt de l'enfant n'était pas pris en compte! C'est cette difficulté que tente de dire "le bon juge" Rosenzweig en trois phrases comptées, seul autorisé à exprimer le contradictoire dans ce reportage à charge.
Plus globalement, on pourra quand même reconnaître que certaines décisions de placement pourraient être améliorées, notamment dans les délais quand les situations familiales évoluent, les lenteurs administratives portant parfois préjudice aux familles, mais ici, le téléspectateur non initié n'aura pu se faire qu'une idée partielle. Dommage.

7 juin 2007

A chaud... procés de l'ASE?

Je viens de regarder le reportage d'Envoyé Spécial sur les familles d'enfants placés.
Wahhh! Les services de l'ASE en prennent pour leur grade!
On y entend - qu'il est difficile de quitter l'ASE une fois qu'on y rentre,
- qu'il est facile pour l'ASE d'aller chercher des enfants dans la précarité, beaucoup plus que dans les familles riches...
- qu'une fois la machine judiciaire enclenchée, on ne peut plus rien faire ...
On y voit des parents déchirés par des suspensions de visite et une mère à qui on a retiré l'enfant dès la maternité.
En bref, sentiment que l'ASE prend à des parents la chair de leur chair et qu'ils ne sont pas du tout entendus, ni dans leur douleur ni dans leur combat pour récupérer leurs enfants. Effectivement, le reportage porte sur les ratés de l'ASE.


Heureusement, un expert psychiatre évoque quand même brièvement la difficulté du positionnement du juge et JP Rosenczveig la confirme. Le commentaire post-reportage reprécise le cadre d'intervention des services sociaux et le rôle difficile de protection de l'enfance, via les juges; en citant aussi la nouvelle loi de mars dernier en faveur des familles. Ouf.

.
Puisqu'on parle de lui, je trouve que le blog de ce juge pour enfants au tribunal de Bobigny est très intéressant: http://www.jprosen.blog.lemonde.fr/

L'origine de la délinquance?


" Lorsque Boris Ivanovich ouvrit la lettre et la lut à sa femme Anna, tous deux blêmirent. Mischa, leur fils de trois ans, n'était pas admis dans la meilleure école maternelle de Manhattan.
"Ce n'est pas possible! s'exclama Boris Ivanovich, consterné.
- Non, non - ce doit être une erreur, renchérit sa femme. Après tout, c'est un garçon brillant, agréable, sociable, à l'aise à l'oral, qui se débrouille correctement en coloriage et maîtrise bien Monsieur Patate."
Boris Ivanovich s'était tu, il était perdu dans ses rêveries. Comment pourrait-il se présenter devant ses collègues de Bear Stearns alors que le petit Mischa avait échoué à l'entrée d'une grande école maternelle?"
(...)
"Tu crois vraiment que la maternelle peut avoir un impact sur ses études supérieures?
- Écoute, je ne voudrais pas citer de noms, mais cela remonte déjà à plusieurs années, un banquier d'affaires n'avait pas réussi à faire entrer son fils dans une école maternelle renommée. Apparemment, il y a eu un scandale sur l'aptitude du garçon à peindre avec ses doigts. Toujours est-il que le gamin a été refusé par l'école que ses parents avaient choisie, et il a été obligé de, de ...
- Quoi? Dis-moi, Dmitri Siminov.
- Disons que quand il a eu cinq ans il a dû s'inscrire dans ... dans une école publique.
(...)
N'ayant pas acquis les connaissances de base dans des matières telles que la décoration de pots de yaourts ou le collage de gommettes, le garçon n'était pas du tout préparé aux cruautés de la vie, enchaîna Siminov. Résultat, il a occupé des postes subalternes puis a commencé à chaparder des objets à son employeur parce qu'il s'était mis à sérieusement picoler. A cette époque-là, c'était déjà devenu un ivrogne. Évidemment, le chapardage a conduit au vol, et tout cela s'est terminé par l'assassinat et le dépeçage de sa propriétaire. A sa pendaison, le garçon a déclaré que tout avait commencé à aller de travers le jour où il avait été refusé dans une bonne maternelle."


Pour les amateurs de Woody Allen et ceux qui ne le sont pas encore:
extrait de L'erreur est humaine. de W.Allen. Ed. Flammarion . Mai 2007.
Si certains ne connaissent pas Monsieur Patate, je peux faire un post...

4 juin 2007

De la vie


B. 22 ans, sortie des effectifs il y a trois ans. Gérante d'un resto depuis quelques mois, à la tête d'une quinzaine de salariés.

Cherche "un vieux riche proche de la mort, pour l'épouser et vite récupérer ses thunes "(sic).

Parcours atypique comme on aimerait en voir plus souvent. Séjour au foyer de 16 ans et demi à 18 ans et demi. Arrêt de scolarité après le bac malgré de grandes capacités intellectuelles. Je ne peux pas en dire beaucoup plus, par respect, mais juste que c'est le genre de nana dont on apprécie la rencontre. Un peu tornade, un peu allumée, drôle et déterminée malgré des blessures abyssalement profondes. Brûle la vie.
C'est tout.
Et vive la résilience!

20 mai 2007

Tranche de vie




Dimanche dernier, 15 heures, on sonne. C'est J.
Du haut de ses 22 ans, c'est déjà une "ancienne". Ça fait 3 ans qu'elle a quitté le foyer.
Contente de la revoir, je prends de ses nouvelles en l'assaillant de questions (de toute façon, c'est un peu pour ça qu'elle est venue, non? pour en donner, des nouvelles).

C'est toujours agréable (oui bon, par curiosité aussi, ok) de savoir ce que deviennent les filles après leur séjour au foyer. Elles sont nombreuses à y revenir un jour ou l'autre.

Je crois que c'est dû principalement à 2 raisons :
- l'ancienneté de 3 éduc de l'équipe, qui permet d'avoir une chance sur 2 de "tomber sur un éduc qu'on connaît". (en fait, 4 éduc, mais je n'arrive pas à parler d'ancienneté en ce qui me concerne... ça viendra, certainement...)
- le fait de voir passer des anciennes hébergées pendant leur séjour, qui les incite à en faire de même plus tard.

Certaines reviennent rapidement après leur départ, souvent pour demander un renseignement qu'elles ne savent pas où aller chercher, sans doute aussi pour que le départ soit plus progressif , et puis elles se détachent, avec le temps.

D'autres reviennent après plusieurs années, pour des milliers de raisons, chacune ayant la sienne, certes, (je suis prudente...) mais peut-être parce qu'il leur faut du temps pour prendre du recul sur leur séjour au foyer, ou peut-être parce qu'elles attendent des preuves de leur insertion sociale pour venir, ou encore parce qu'elles mettent du temps à digérer les évènements vécus au foyer au moment de leur majorité, période charnière. C'est vrai que nous les accompagnons à décoder, à tenter de comprendre et d'accepter des situations familiales parfois difficilissimes, dont la mise à jour peut être "facilitée" au moment du passage "administratif" dans la vie d'adulte. Vivre en semi-autonomie et devenir majeure peut peut-être permettre parfois de se libérer un p'tit peu d'un lourd héritage familial, ou de s'autoriser à le faire.

Et même un suivi qui se termine mal n'augure pas une fin de non-recevoir envers nous. Évidemment, ne reviennent que celles qui sont bien disposées, nous ne voyons pas les autres. Si je pense à ça, c'est que, régulièrement, les jeunes femmes hégergées ont besoin de créer une vraie rupture pour pouvoir quitter le foyer: c'est déjà allé jusqu'à tout mettre en oeuvre pour réunir les conditions d'une éviction du service, mais ça n'a pas marché! Haha, on avait compris le p'tit jeu...et on l'a expliqué. Cette "méthode", certes inconsciente, les aide à se persuader que le service n'est plus adapté à leurs besoins du moment, et donc, ça les aide à partir (oui, c'est un raccourci rapide, et alors, j'ai le droit). Il faut penser que les départs, dans leur pourtant courte vie, ne sont pas forcément associés à de joyeuses envolées vers la liberté ou à des vacances entre potes! Le départ du service peut venir réactiver la rupture familiale subie des années auparavant, et les changements successifo-chaotiquo-perturbants de services sociaux . Mais la plupart des départs se passent néanmoins très bien. (je trouve que les accueils et les départs devraient être soignés bien davantage dans les services, c'est très important finalement (phénomène d'empreinte? importance donnée à l'autre? mini-deuils?) oui, c'est facile à dire, j'ai qu'à) (bigre, un peu lourd ce paragraphe, désolée)

Quelques-unes autres (oui, et alors) viennent pour nous présenter leur mari, leurs enfants. On reçoit des faire-parts, des cartes postales, des photos, qui viennent témoigner de l'histoire du service sur le pêle-mêle du bureau (magnifique...). (et ça, ça doit être la 3ème raison pour laquelle elles passent: figurer en bonne position dans cet encadrement!).


Pour finir sur une note de poésie, laissons parler le poète et philosophe tunisien (et non arménien) Hachemi Baccouche :
"Tout homme est une histoire dont d'autres sont plus ou moins responsables que lui".
C'était, un peu, de loin, en gros, le thème de mon mémoire d'éduc: l'influence de l'autre dans notre histoire et notre identité.

7 mai 2007

Réforme du diplôme d'ES.




Prévue a priori pour la rentrée prochaine.
Si vous en avez entendu parler, si vous avez des infos, des articles, etc, je suis preneuse.
Apparemment, pour la partie théorique de la formation, les UF seront remplacées par 4 domaines de compétences(DC):
- DC1: accompagnement social et éducatif spécialisé: 450 heures
- DC2: conception et conduite de projet éducatif spécialisé: 500 heures
- DC3: communication professionnelle en travail social: 250 heures
- DC4: implication dans les dynamiques partenariales, institutionnelles et inter-institutionnelles: 250 heures.
Chacun des domaines comportera une épreuve terminale de certification:
- 1: entretien sur les pratiques professionnelles
- 2: présentation et soutenance d'un mémoire
- 3: entretien à partir d'un journal d'étude clinique
- 4: épreuve écrite sur les dynamiques institutionnelles
2, 3, et 4 comporteront une évaluation organisée en cours de formation.
C'est vraiment un mini-résumé, quand j'en saurai davantage, je vous le dis, bien sûr.
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juillet 2007.
Un petit peu plus...
- L'objectif de cette réforme est de faciliter la mise en place du parcours VAE, afin de faciliter les passerelles d 'un diplôme à un autre (EJE, ES, ME, AS...).
- Chaque DC devra être validé pour obtenir le DE, c'est-à-dire qu'il faudra obtenir 10/20 à chaque DC, la moyenne générale ne suffira pas.
- Le mémoire sera réduit à 50 pages, il devra rendre compte d'une conception de projet, il sera donc proche du terrain au lieu de rendre compte d'une démarche en sciences sociales.
- A partir de 2009, les jeunes diplômés ME ne pourront plus accéder directement à la formation ES, ils devront justifier de deux années d'expérience à un poste ME.